les galaxies

Je regardais le blanc du phare des voitures qui nous croisaient. Éblouie, je cherchais la clarté de la lune. Elle avait disparu. Invisible en tous cas sur la route qui les guidait vers le local. Le ciel semblait se dégrader. Dans une palette de couleurs allant du bleu nuit au bronze mordoré, la nuit devint trouble. L’obscurité qui leur faisait face était profonde et violente, mais intense.

Le froid commençait à s’intensifier et la luminosité du ciel n’existait plus. Sur le siège passager, elle le guidait pendant que je profitais avec délectation de l’instant de transmission qui se déroulait sous mes yeux. Encore éberluée par ce que je découvrais depuis plusieurs semaines, je m’étonnais à cet instant que mon cœur batte si calmement.

Déçue, fatiguée, troublée, elle, ne savait plus quel sentiment laisser dominer dorénavant. Moi, la jambe, très affaiblie continuait à me porter malencontreusement. La faible chaleur de l’habitacle s’opposait à la chaleur furibonde et complexe des échanges. Je continuais à les écouter se disputer. Cette situation de chaos m’attrista au plus haut point.

https://www.meteorologiaenred.com/fr/constellation-du-Verseau.html/amp#

Je me remémorais la vieille constellation du verseau. Fabuleuse située dans l’axe du soleil et du ciel, elle demeurait centrale bien qu’elle n’ englobe que des étoiles peu brillantes.

Le doute avait laissé place à l’écoeurement. Un gâchis vaillamment amorcé se dessina dans l’obscurité. La puissance céleste des astres s’était purement et simplement transformée en un sentiment de Big Bang inévitable. Un effroyable sentiment d’échec vint finir de peinturlurer ce spectaculaire tableau grossier et vulgaire.

https://www.pourlascience.fr/sd/astronomie/les-naines-blanches-4239.php

Les chansons d’amour avaient laissé place aux insultes, et les encouragements n’étaient plus que mensonges comme ils l’avaient déjà bien souvent été. Prêt d’une année et demi s’était écoulé depuis le dernier voyage, mais chaque jour il s’enfonçait de plus en plus dans les profondeurs du néant.

Elle qui s’était battue pendant tant d’années à revendiquer son individualité, se retrouvait confrontée à un être qui n’en avait plus ni la consistance ni la prestance. S’évertuant à essayer de se trouver une quelconque présence dans la d’échéance de son existence. Dans la profondeur d’un trou noir perpétuel.

Cette évidence l’interpella à la deuxième nuit blanche. Après quoi courrait il finalement ? Un mot gentil, un compliment, une attention, un souffle, une harmonie, une jouissance éternelle, une éternité illusoire. Espérant trouver dans la jeune génération un souffle qu’il n’avait jamais su ressentir. Ou qu’il n’avait jamais su transmettre. Et qui n’existerait plus. Avait il déjà existé au moins ?

Tout n’avait toujours été que mensonge. Aussi bien que les volutes de la galaxie rayonnent depuis des milliards d’années, l’existence explore en substance la réalité de la vie sur terre. Comment pourrait elle encore avoir confiance dans un ciel qui l’avait si souvent trahi ? La puissance des dimensions s’egrainait . Il redevenait poussière face à l’immensité de la constellation du verseau.

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