les surnoms de narcisse

Lorsque l’on réussi à dépasser la souffrance que la maladie impose, notre Être -corps et âme- s’épanouit d’une nouvelle vie.

Avec la même dimension qu’il peut le faire après la dénonciation des bourreaux auteurs de violence, le Moi exulte. Bien que cette renaissance s’avère vitale, un travail de réflexion sur soi même est primordial (merci à ma merveilleuse sophrologue).

Il y a beaucoup de personne qui se refusent encore à s’accepter telle qu’elles sont. Cherchant une reconnaissance perceptible dans le regard des autres, l’individualité ne les satisfaisant guerre.

Cela n’est pas sans rappeler le mythe de Narcisse (ci-joint) qui exprime clairement à quel moment la Connaissance, la Reconnaissance de soi libére.

Moi j’ai grandi seule, et j’arrive d’une époque où l’on ne disait pas aux gens qu’on aime qu’on les aime. Par pudeur, par habitude ou par oubli, l’amour et ses démonstrations étaient savement ignorés dans le quotidien, tant familial qu’amical.

Alors j’ai longtemps douté de moi. De ma capacité à apprendre, de celle de penser, de transmettre ou de partager. Je n’avais aucun pouvoir pour m’aimer. Souvent même je me suis détestée. Lorsque j’ai compris que mes réflexions interpellaient, choquaient, réfléchissaient mes interlocuteurs, j’ai commencé à changer.

Vu que personne ne me disait, ni ne montrait son amour, j’ai commencé à me le montrer toute seule. L’avènement s’est construit par pallier.

https://www.universalis.fr/encyclopedie/narcisse-mythologie/

https://culture-crunch.com/2019/03/24/narcisse-narcissique-origines-et-signification/?

Réussir dans la vie active, ses études, son métier, professionnellement évidemment, cela donne une assise réelle de sa situation personnelle.

Et puis est arrivée mademoiselle la SEP. Après avoir réussi à me lier d’accord de tacite reconduction avec elle, de Damoclès elle s’est transformée en auréole de Sagesse. Depuis toujours, la musique qui faisait partie intégrante de mon quotidien, est devenue inutile. J’ai appris à l’écouter Elle. Et son silence me parle.

Elle m’a permis d’avancer sereinement et m’a donné la possibilité de m’écouter moi. Je mentirais si je disais que je ne m’ecoutais pas avant, mais j’écoutais surtout les autres. L’avis des autres, l’envie des autres, j’attendais le regard des autres, le désir des autres, les actions des autres, leurs réactions, leurs inactions….me perdant dans une illusion qui n’était pas la mienne.

Cette introspection aura durée la moitié d’une vie. Depuis je n’ai plus peur. Je travaille chaque jour à cette plénitude, et je constate que les répercussions sont foncièrement évidentes. J’oublie que je suis handicapée et je chasse de ma vie les vautours qui espèrent me voir tomber, faillir ou céder.

Arriver à se connaître tout en se libérant de son égo devrait être la plus grande réalisation d’une vie d’être humain. Lorsque l’on y parvient, les masques tombent et se cacher derrière des visages qui ne vous représentent pas est inutile.

La fonction la plus élémentaire de l’être humain est de créer l’avenir ».

Paul Valéry

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