unisexe

Vous feriez quoi d’un amour qui vous dévore ? Au début on pense que la flamme est trop vive, ou qu’elle n’est plus, que l’envie s’est enfuie, ou au contraire, que la source du plaisir partagé est intarissable.

Mais si la maladie était la seule instigatrice de tant d’ambivalences ? Parce que le cœur -lui- continue de battre finalement. Inlassablement. Inexorablement. Violemment même quelquefois. Comment savoir ? Depuis tout ce temps.

Je me pose souvent la question. Bien que j’aie réussi à nouer un lien étroit avec ma jolie SEP, j’avoue devoir rester vigilante aux signaux qu’elle renvoie à l’Autre. Ou à ceux que l’Autre me renvoie.

Inaptitude, incapacité, perte de connivence, divergences, incompréhension, ou paradoxalement, fusion perpétuelle. Les handicaps, les folies imposent de se mettre à la place de l’autre régulièrement. Et vice versa. Qu’ai je à prouver ? Que dois-je dire ? Devrais je le démontrer encore une fois ? Toujours ? Devrais je laisser passer ? Est ce si évident ? Ou trop complexe à déchiffrer ?

Couler seul(e) ou ensemble ? Tous les deux. Peut être juste réapprendre à s’aimer. Aimer. Différemment. Autrement. Pleinement.

Et si l’image que l’on renvoie différait complètement de celle que l’autre a de nous ? Dois je continuer à me battre pour un couple vital, une nouvelle adresse, virale ? Devons nous tourner la page pour trouver quelqu’un qui s’intéresse à chacun de nous ? C’est impossible. Ou dois je me serrer plus étroitement contre lui pour affronter les épreuves et construire une nouvelle route tout les deux ? Sans masque. Avec beaucoup de bonheur partagé.

Le premier devoir d’une femme écrivain, c’est de tuer l’ange du foyer

Virginia Woolf

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