matière première

Je crois que c’est toi qui me motive ce soir à continuer à écrire. Comme quoi, le destin réserve toujours quelques surprises plus qu’étonnantes. Tu as l’air aussi fou que moi, à moins que ce ne soit moi qui soit presqu’autant désenchantée que toi. Va savoir.

Ce sont tes quelques mots, justement choisis, qui m’ont interpelés au départ. Seul posté au milieu de tous, l’image que tu renvoies pourtant, a intercepté mon regard.

Ma jambe est quasiment guérie, ou du moins, elle s’efface patiemment derrière mes pas lourds et engagés. La discrétion dont tu fais preuve m’interpelle et j’aime la complexité de ton effacement concret. Il me semble que je sois pareille.

Que dire de plus, maintenant que mon corps s’est apaisé !? Je crois qu’il n’aura fallu qu’une dizaine d’années pour parvenir à agencer chacune des cellules de mon cœur, à celles de mon corps. Le tout s’étant mêlé avec une fusion implicite à celles de mon cerveau. Trop long ? Oui toujours trop long. Sauf en amour peut être.

Il faudrait qu’on parle tu m’as dis, mais je n’ai plus envie de parler. J’écoute les sons que la vie m’envoi. Le bruit des portes qui claquent, le cri des enfants qui jouent, le vent dans les dernières feuilles de l’automne ou le chant des oiseaux qui piaillent. Un pur délice sonore. Et le silence qui comble tous les vides qui s’immiscent. Je respire. Je vis, j’avance. Prends ma main.

Je lis les histoires de ces femmes, vaillantes, brillantes et si belles. Elles me transportent toutes confusément dans leur prestance. Elles sont revenues d’histoires si sombres, glauques et tellement sordides qu’elles me transmettent chaque jour un peu plus de leur engagement.

Comment oserait on baisser les bras après avoir lu leur parcours de vie ? De rien, elles sont devenues les icônes bouleversées. Les miennes en tout cas.

Loin d’êtres névrosées, les combats qu’elles ont mené valident toujours nos propres combats de femme.  »je m’en bat les couilles » disait Asia Argento. Ne serait ce pas l’idéologie que nous devrions adopter afin d’avancer sereinement dans nos vies ? Pardon pour l’outrage. Elles ont chanté tant de chansons d’amour qui n’ont jamais été écoutées, ne seraient ce qu’entendues, elles ont fini par se révolter. Et crier.

Foncer, plonger, oser, essayer, tenter quitte à tomber. Si ce n’est pour le plaisir de se relever. Qu’avons nous à perdre réellement ? C’est le fameux lâcher prise dont nous parle Christian Flèche.

Mais le lâcher prise apporte ses propres limites et le besoin vital d’unicité resurgit immanquablement. Paradoxalement, relevées de chaque chute, ces femmes se renforcent proportionnellement à la douleur endurée. De guerrières, elles passent les barrières de la sagesse. Qu’aurions nous à perdre si ce n’est la possibilité de regarder la vie différemment ?

Multicolore, expensive et compensée. Dansée. Chantée.

None but ourselves Can free our Minds.

Bob Marley

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