les dames de l’ombre

La difficulté la plus compliquée à gérer avec la SEP, c’est l’énergie qu’elle dévore. De la petite cellule nerveuse à l’énorme envie d’avancer, sa présence s’impose à nous.

Qu’est ce qui nous alerte ? Un décalage perpétuel avec son entourage. Sa famille, ceux qui ont accepté la maladie finalement. Moi ce sont mes enfants. C’est eux qui m’aident à avancer. On ose même s’avouer après ces quelques années passées ensemble, qu’on a besoin les uns des autres.

Ils sont grands maintenant, ils parlent sans aucune gêne. Avec quelques difficultés, souvent dans le choix des mots, ou des réserves quand au fond et la forme qu’ils utilisent. Mais nous parvenons toujours à discuter.

Parfois virulent, les termes employés par les adolescents sont aussi fondés sur l’honnêteté et la franchise. Ils disent non sans barrières mais disent oui sans honte.

Je me suis fait cette réflexion lorsque le plus jeune est entré dans sa phase d’adolescence. Tant redoutée par les parents, cette période s’exprime toujours avec beaucoup de ferveur et d’opposition. Mais il grandi c’était normal. Nous nous refusons à être dans la servitude. Je leur en sais gré de m’avoir entendue sur ce fait.

Dans la biblio vous trouverez un livre que lu dernièrement de Gisèle Halimi  »ne vous résignez jamais » . Elle explique pourquoi elle est devenue féministe. J’ai compris depuis quelques temps pourquoi je le suis devenue moi même. Pardon messieurs, FEMINISTE n’est pas un mot vulgaire. Bien au contraire, il défend simplement la place des femmes. À celle qu’elles devraient avoir. À côté de vous et pas -seulement- en dessous de vous. Sic.

Nous vous avons servi pendant des années, vous avez abusé de nous pendant des siècles, alors acceptez au moins de nous considérer égales à vous. Je m’abstiendrai de parler ici d’une supériorité féminine notoire de maturité.

Libres et égaux en droit disait la formule. Où en sommes nous en 2021 ? Loin, encore très loin du compte. Seules quelques femmes d’exception arrivent à sortir du lot, mais avouez messieurs que vous souhaitez garder le pouvoir sur le sexe que vous ne contrôlez pas. Dit  »faible » pendant trop longtemps.

Je ne me ferais pas plaidoyer dun mouvement si bien expliqué par d’autres femmes. Mais reconnaissez que nous avancerons plus intelligemment, ensemble, que dans l’affrontement permanent. Nous travaillerons plus vite et mieux conjointement, qu’en soumission perpétuelle.

Revalorisons le partage des tâches, ajustons les salaires, remplaçons les idéologies, nommons de nouvelles femmes au pouvoir….. oups je ne voudrais pas m’emporter dans l’idéologie qui me porte depuis si longtemps. Mais j’y reviendrai plus en détail au grand jour. La lune me fait tourner la tête.

Je ne veux pas reparler ici de la place que les hommes et les femmes occupent dans des notions centrales non arbitraires telles que la guerre, la maternité, l’éducation, le pouvoir, la planète…. mais ne serait il pas l’heure de reconsidérer l’attitude de chacun(e) à sa juste valeur ? Et l’incrémenter en ce sens ? Merci pour elles, merci pour nous.

Il faut être comme personne si l’on veut être quelqu’un.

Sacha Sperling

Mes illusions donnent sur la cour

https://youtu.be/TC7aA1WIkyQ

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