les fusains

Toutes les fleurs ont fané. La plénitude a retrouvé son rythme, lancinant, émerveillé par l’absence de voisins trop bruyants.

Le membre inférieur ainsi que son homologue à l’opposé du cœur n’ont toujours pas retrouvé leur prestance d’avant le voyage. Et sonnée par la brume des jours passés, je respire un peu plus la chaleur nocturne. Elle devient désormais agréable à se laisser humer. Quelle temporalité.

De l’étrange terrasse, on aperçoit les diverses couleurs dégradées offertes par le ciel, tout au long d’une journée d’été. Le fauteuil usé me rappelle les conversations feutrées de l’été dernier. Et la profondeur du vin se lie à la fraîcheur des fleurs déjà remplacées.

La SEP nous enseigne le lâcher prise. Dans une rotation immuable, elle enterre le souvenir de la douleur, ses manifestations suspectes et sa torpeur. Néanmoins elle réveille inlassablement le courage de l’affrontement.

À chaque départ se prépare un retour. À chaque mort suit une naissance. Au rythme des saisons, celui de la vie sur terre.

https://dessin-creation.com/apprendre-a-dessiner-au-fusain-conseils-pour-bien-commencer/#:~:text=L’avantage%20du%20fusain%2C%20c,des%20zones%20nettes%20et%20floues.

La fin des vacances s’approche à grands pas mais déjà le travail m’interpelle.

À peine un livre terminé qu’un nouveau chapitre se tient prêt à s’écrire. Rester en adoration devant ce flux intarissable de va et vient humains, est très fatiguant finalement. Observer, ressentir, exulter les sentiments.

Prendre le temps de concrétiser ses envies me paraît urgent. Dans une logistique époustouflante, chacun s’accapare ses choix. Le retour vu d’ici est saisissant.

Tout est prêt pour demain. Ce sera la première fois que l’on se retrouve aussi nombreux à dormir ici 4 jours de suite. J’espere que mes jambes ne flancheront pas.

Mais après tout, être un hôte a toujours fait partie de mes plaisirs. Les amis, les amoureuses, les binômes aurais-je la force de les satisfaire jusqu’à l’aube et les jours d’après ? Ils m’aideront sans doute.

Le sommeil a pris un autre chemin depuis, je suis beaucoup trop joyeuse de les serrer enfin. La hâte à pris le dessus sur la fatigue. Je pense que la facture se paiera chère à la rentrée mais peu importe. Qui se refuserait de jouer ? Ou plutôt concrétiser les retrouvailles, rigolades, nuits blanches et fous rires inattendus comme du temps d’avant ?

Je voudrais que tu sois là, les filles aussi et les garçons, même s’ils sont petits encore. 2 filles, 2 garçons, et encore 2 filles et 2 garçons. J’arrête pas de lier les choses en ce moment. Relier. Se lier. S’allier. Une conjoncture du temps sûrement.

Par désuétude ou par temporisation, les travaux manuels s’impliquent de plus en plus dans le quotidien. J’ai retrouvé avec ferveur Canson et crayons pour déterminer ma pensée. La chambre a revêtu son habit d’arc en ciel et la lumière du salon est maintenant plus éclatante.

Une onde vibratoire se déroule jusqu’à cet instant. Mon écho. Où le temps dure longtemps et dans les yeux brillants des embrassades. En fait, cette crise aura transformé, décuplé, nos perceptions. La mutation nécessaire à l’espèce. Notre espace destiné. Rassemblés. D’amour et d’amitié.

 »Il faudrait voyager loin en aimant sa maison »

Guillaume Apollinaire

Les mamelles de Tirésias

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