les rotatives de Babylone

Dans le livre de nos vies, sont sagement répertoriés les chapitres marquants les bouleversements de notre développement. C’est pour cette raison que j’ai toujours aimé la presse, les livres, les feuillets, articles et autres mémoires. Chacun sa fonction, chacun sa portée, ils permettent d’archiver et de constater les progressions ou les dérives de notre civilisation et de son langage.

Précieux, clair, châtié, universitaire, argotique, vulgaire, scolaire, officiel, le langage a lui seul permet de fonder, puis de démontrer son raisonnement. L’ étayer puis le transmettre. Les écrits restent, la parole s’envole.

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/une-langue-qui-meurt-c-est-une-vision-du-monde-qui-disparait_487821.html

À l’opposé des écrans qui brûlent les yeux, la réflexion des textes écrits apaise les regards soucieux, curieux, avides. Le langage allège la re-connaissance de soi.

À lire vos divers témoignages, on peut constater que la SEP se manifeste le plus souvent suite aux chocs subis, entendus. Les maladies de vos enfants, la perte d’un être cher, un évènement traumatisant, des violences…La liaison naturelle qui s’exerce alors entre le corps et l’esprit en devient une démonstration flagrante. L’esprit est touché, le corps le manifeste.

Comme un électrochoc du cerveau à l’enveloppe corporelle, nos réactions vis à vis d’actes malveillants à notre encontre, se traduisent simultanément par toutes sortes de manifestations psychiques et physiques. Insomnies, déséquilibre, insensibilité, dépression en priorité.

Pour ne parler que de celles que je connais, s’éloigner, supprimer de son environnement les auteurs de ces actes, a permis de ralentir la progression néfaste de ma concubine. Celui qui m’a acceptée telle que je suis, en a littéralement gommé les effets les plus handicapant. Troublant.

La marche, l’équilibre, la confiance, l’estime de soi, le stress, les angoisses, ont disparus comme sous l’effet d’une baguette magique. Grâce à un travail sur soi-même et avec l’aide de praticiens experts, les actions des muscles sur le cortex, ou l’inverse, permettent inexorablement et en parallèle, de reconnecter toutes les cellules entre elles.

On dit qu’aimer donne des ailes, en tout cas, l’amour ne devrait jamais couper les jambes. À moins d’avoir été consciencieusement plongé dans une extase corporelle mutuelle. Restez toujours attentifs aux actions que les autres ont à votre encontre.

Demandez vous si l’autre, les autres, sont bienveillants à votre égard. S’il vous font du bien ou répondent présent si besoin. Ne laissez jamais personne se servir de vous ou de votre handicap afin d’arriver à ces propres fins.

Car l’amour est un partage, une  »communion » au sens non biblique du terme, il ne s’explique pas. Ne se cherche pas. Il se trouve, se construit, s’offre. Il est dans l’évidence des gestes, des attentions, des actions, des mots et des sons, et non dans la domination ou la soumission. Apprenez à bien vous entourer et effectuer un  »tri » notable. La sérénité, la joie, la folie mélangée comme fondement de votre avenir.

Ne doutez plus, ou plutôt doutez de tout. Cela permet d’affiner son regard sur la vie, la nature et l’ensemble des êtres vivants qui la composent.

Parce que l’amour est cette étincelle de vie qui reste à vos côtés sans vous étouffer, qui vous embelli sans vous transformer, qui vous transcende et vous guéri. Elle vous écoute et sait vous parler sans bruit.

Cet amour là vous offre dans une évidence commune, les cadeaux longtemps espérés durant toute une vie.

J’étais venue réaliser quelques uns de mes rêves, on m’en a proposé de nouveaux à accomplir. Alors, ma jolie concubine a retrouvé un semblant de cohésion et un rythme de croisière perceptible.

Rendez vous avec la jolie neurologue demain, je pense qu’elle va largement pouvoir confirmer ces ressentis.

Je laisse la nuit éclairer les étoiles, je vais aller nager dans la rivière avec ce nouveau soleil d’été. Moins brûlant, juste plus brillant, plus harmonieux dans la chaleur transmise. Une osmose vibratoire, lumineuse et douce.

Le mal vient de ce que l’homme se trompe au sujet du bien.

Socrate

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