mentir ou partir

L’acceptation est la plus belle qualité qui soit. Un jour les gens essaient de vouloir vous expliquer la différence entre entendre et écouter, dans ces cas-la, posez-leur la question de savoir s’ils connaissent la différence entre voir et regarder.

Au cours de ma vie, je n’ai pas eu besoin de faire beaucoup d’efforts pour prendre mes décisions. Sauf celle de savoir comment protéger mes enfants peut être.

Ou chérir cet amour fragile qu’il y avait entre nous. La relation était devenue trop étouffante.

S’évertuer à porter attention à des gens qui n’en n’ont plus pour vous, finit par vous imposer de porter leur fardeau. Et le handicap n’a pas lieu d’être ici.

Parce qu’il y a les gens biens et il y a les autres. On rencontre souvent plus de personnes mal intentionnées que d’honnêtes âmes. Purée, je comprends mieux maintenant pourquoi le sommeil vous fait défaut. Ressasser les souvenirs d’un passé révolu laisse toujours s’évader les rancœurs. Peut être n’écoutez vous pas les bons morceaux de musique. Ou votre disque est rayé Monsieur. Le tour de magie est raté, les colombes se sont envolées.

Dans ce tiroir que vous m’obligez à rouvrir, il y a un père qui part travailler à l’étranger pendant des semaines. Il refuse les marques de tendresse de sa femme à son retour à la maison. Il y a aussi un amour qui se cache durant toute une vie juste de peur d’assumer le fait d’être aimé. Ces amis qui vous ignorent et ceux qui vous font pleurer. Pour ces raisons, j’avais choisi de les garder clos.

Je me répète, mais il semble clair qu’à force d’attendre, on est fatigué d’attendre. Attendre après quoi ? Et si tu devais mourir demain ?

Lui est arrivé avec un regard clair et un sourire timide ce jour là. Posé et franc, la douceur de ses mains m’a tout de suite rassurée. Il me fait rire, et sourire à chaque fois que je croise ses yeux. Sa voix me porte comme la plus folle des musiques qui soient. Et la couleur des fleurs qu’il a mis entre mes bras m’ensorcelle.

Sans mensonge, ni faire valoir, parler avec lui me transporte à mille lieux de la. Tout en restant collés l’un à l’autre, sa peau me manque dès lors que nous sommes loin. Il me serre fort lorsqu’il me prend dans ses bras et me raconte tous les mots doux que j’aime depuis tant d’années déjà.

Il me parle d’histoire, de musique et d’enseignement , et je m’enivre des mots qu’il m’offre à foison. Ni poète ni musicien, il a pourtant une sensibilité qui ressemble à la mienne. Il n’aura pas fallu attendre trop longtemps pour que sa présence devienne une merveilleuse étincelle. Il m’accepte telle que je suis, passionnée et handicapée, fougueuse et discrète. Il me trouve unique et différente, et sa bouche apaise mes douleurs.

J’aime sa réalité et le courant de sa pensée. Sa peau brûlante et ses notes poivrées sans jugement.

100 000 musiques n’auront pas réussies à te permettre de voyager. Je crois qu’à ce stade je n’en suis même plus désolée. Essayer de me soumettre et vouloir me dominer aura été ta première erreur. Comme tant d’autres. M’espionner encore plus.

N’oubliez jamais que les ex finissent toujours les plus malheureux. Ils vous ignorent, vous mentent, vous obligent à partir durant la première partie de leur vie. Puis passent tout le reste du temps suivant à se retourner pour vous regarder vivre. Épier un bonheur qu’ils n’ont pas été capable de vous apporter. Dommage, encore une fois.

Vu que vous me surveillez, il me semblait important de vous dire cette vérité. Ne vous souciez plus pour moi, comme une abeille je reconstruit ma ruche. Si vous n’avez pas su admirer les fleurs de ce jardin, peut être que demain ton amie en plantera de nouvelles pour toi. Hallelujah. Fin de l’histoire. Il aurait fallu que vous appreniez à parler. Ce n’est pas faute de vous y avoir encouragé.

Je ne sais pas mentir, vous avez encore beaucoup à apprendre. Profite.

Le lendemain en arrivant à l’école, j’ai aperçu Marline qui sautillait dans la cour de récréation entourée de ses amies. Cela a achevé de me briser le cœur. Elle s’est arrêtée pour venir à ma rencontre, mais j’ai reculé et je lui ai tourné le dos, sachant pourtant combien cela l’affecterait. C’était plus fort que moi, la voir aussi joyeuse était trop douloureux, je ne m’ôtais pas de l’esprit qu’elle était la principale fautive, elle avait agit délibérément la veille et malgré tout l’amour que je lui portais, j’ai pensé à ce moment là que je ne pourrai jamais lui pardonner.

Elle m’a appelé plusieurs fois.

-Joseph !

Je ne lui ai pas répondu. Je suis allé serrer les mains de mes camarades de classe et, jusqu’au soir, agit comme si elle n’existait pas.

Nous avons appris la catastrophe le samedi vers midi.

Par amour
Valérie Tong Cuong

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close