la pierre et l’eau

Et puis un jour, on s’aperçoit que la réalité est beaucoup plus belle que le rêve. Elle émeut, te fais rire, pleurer, avancer, grandir, respirer. Vivre tout simplement.

On court toute sa vie après quelqu’un ou quelque chose. Un endroit, un souvenir, une réponse, un état, une émotion, un frisson. Sans être jamais sûr de pouvoir atteindre son but, on perdure dans le cheminement.

Aveuglément, péniblement, outrageusement, obstinément. Dénué de tout sens critique et ignorant nonchalament les obstacles. Ou s’en résignant avec amertume.

À la recherche de celui, ou celle, qui pensera nos plaies, nous balisons effrontément une route, persuadés qu’elle mènera au bonheur.

Belle utopie. À moins qu’elle ne fasse partie du deal.

Comme un enfant a qui l’on donne la vie, s’étonner de tout. Étrange nourrisson arrivé sur terre par l’égoïste volonté de faire perdurer un état amoureux entre 2 êtres. Se laisser ébahir par chacun d’entre eux. L’évolution de la race humaine en confrontation de l’acte d’amour originel.

On veut pouvoir modeler, éduquer, soigner, un petit double de l’autre. À façon. Ignorant totalement ses choix individuels. Son caractère.

J’ai élevé mes enfants avec la scrupuleuse nécessité de leur offrir ce que je n’ai jamais eu. De l’attention. Des fous rires. Des câlins. De l’écoute. Du partage. De l’amour. Du dialogue. Des connivences. De la parole. Des mots. Des musiques. Semblent elles avoir été énoncées telles des valeurs réapparues d’un autre temps ?

Pas vraiment. Enseigner le combat, la justice, la vérité, le choix. Un jour, on comprend que ce sont eux, si jeunes soient ils, qui guident les nôtres. Dans le déroulé d’un travail d’équipe sous-jacent.

Lorsque l’on se rend compte que chacun guide l’autre et que la renaissance est commune, cela signifie que nous avons réussi à enjamber les fossés ensemble, pour le plaisir suprême de pouvoir grimper sur les premiers sentiers de la montagne.

Je les attends en haut, là où les oliviers donnent de l’ombre et où l’herbe folle est grasse et fleurie.

On y voit toute la vallée qui s’agite en bas, de part et d’autre vers autrui. Comme autant de cafards qui grouillent deci delà.

Au sommet, on écoute le silence. On regarde l’immensité. La ville devient une minuscule cité étouffée par le bruit, les cris, la foule.

En haut de cet ultime sommet, il n’est plus que de notre intime volonté, conviction, que de redescendre se mêler à la cohue mortuaire sera salutaire.

Assis dans l’herbe dense, les fleurs de printemps chatouillent les pieds. On reconnaît sa maison, l’école, l’église et on peut s’allonger sereinement, humant à plein poumons, la brise de la nouvelle saison.

Cette fois là, je ne suis redescendue qu’à l’arrivée des touristes envahissants. Le charme était rompu. Je garde la clé serrée dans ma main.

Durant toute cette vie, nous espérons, croyons, envisageons, imaginons, que ce bonheur nous devienne familier, l’ignorant sournoisement, alors même que lui même nous attend. Là juste là. Tout à côté.

Face à la violence inouïe des attaques imposées par l’ extérieur, comment peut on baisser les bras ou se détourner de ceux qui vous apaisent, vous réconfortent et vous aident à relever la tête ?

Handicapé, malade, drogué, perdant, abandonné, seul, déprimé, inutile d’attendre la réponse d’un quelconque docteur. La solution est dans notre cœur.

Regarder et voler. L’instant de grâce jusque là ignoré. Fleur bleue, naïf vraiment ?

Celui ou celle qui te fait rire, t’emporte, t’envole, te berce, te comprends, te caresse, te parle, t’écoute, t’embrasse, te regarde, te sourit, te serre , t’appelle; maintien dans une seule de ces mains, le pouvoir magique de ta guérison.

Inutile d’envisager l’au-delà ou le paradis si la proximité de ce monde merveilleux là ne te trouble pas. Tout est à faire, construire tout le temps, empiler des pierres, poser des cailloux, cimenter, guider, se jeter à l’eau, marcher, avancer. Caresser plutôt que s’immoler. Embrasser plutôt que frapper. S’unir plutôt que s’affronter. Grandir plutôt que mourir. Voler plutôt que s’enterrer. Danser et réaliser, plutôt que subir et s’abaisser, transformer. Aimer pour renaître. Glisser. L’eau est plus puissante que la pierre. Elle érode mais elle lave et nettoie, surtout.

 »Apprends qu’un homme n’est pas plus qu’un autre, s’il ne fait plus qu’un autre ».

Miguel de Cervantès

Rob Moses Photography

This Camera Life

Handicap Action -le blog

Mon handicap n'est pas une excuse!

Ma beauté chimique

Quand la beauté se mêle à la chimie ...

Tous mes pas perdus...

Écrire mais pas sur des rails. Écrire mais pas que...

Stopmanipulation

Vous pouvez sortir de l'emprise des manipulateurs....

saania2806.wordpress.com/

Philosophy is all about being curious, asking basic questions. And it can be fun!

.:Vienna BliBlaBlub:.

fleeting glimpse of this in that, vienna, austria - europe

Parallèles Potentiels & Urbanités

Inspirations voyageuses, urbaines, artistiques, oubli de soi, transcendance : vaste programme !

Physique chimie facile

Apprendre les sciences , ne suffit pas de connaitre des connaissances , mais connaitre les méthodes et les valeurs qui nous permettre d approprier les sciences et de les appliquer l ce site contient des leçons des exercices et des devoirs d'un genre nouveau pour les élèves du cycle qualifiant marocain , pour les aider à réussir leurs scolarités dans les meilleurs conditions. Le site comprend aussi un blog riche en articles pour approfondir la connaissane général des apprenants, en psychologie , la culture scientifique . sport et éfucation, santé , mode , chimie, physique, math , cuisine , les jus et les boissons, environement, animaux, . . . ,pour consulter ses sujets , aller vers le bas de la page et chisisser la catégorie qui vous convient

GreyStone Cottage Location Gite Lioran Laveissière Cantal Auvergne-Rhône-Alpes France

GreyStone Cottage, une authentique maison auvergnate au pied du plus grand volcan d'Europe, pour un week-end au ski au Lioran ou des vacances en randonnée sur le GR® 400 vers le Puy Mary, grand site national.

l'espace littéraire de La Page et la chambre

Les ateliers d'écriture - Nîmes

A travers une passoire

Voir la vie à travers la sclérose en plaques

O MAX NAT' !

"Bien être en tout genre"... Être beau et bien dans ses pompes naturellement !

Mes petits loisirs

Couture, tricot, lecture, écologie, voyages virtuels...

C.N.P.E.R.T.

Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close