un pour cent

A mon tour de vous remercier, vos larmes m’étaient devenues insupportables. Ma concubine m’apporte l’impunité et le courage de le faire, parler pour nous sauver. Écrire et témoigner.

Les mots se veulent parfois violents, choquants, dérangeants, dans le seul but d’exprimer la réalité. Telle qu’elle est, sans conteste. Jolie concubine, très cher(e)s ami(e)s, vous apportez toute la puissance à cette émancipation. C’est un travail que nous engageons profondément ensemble. Cette solidarité induite, grandi la bienveillance que nous portons les un(e)s envers les autres. Merci et encore merci. D’être là et de vous confier. Vos effrois sont terminés, bientôt les leurs aussi.

La maladie dédouane la peur. Puisqu’étant déjà enrôlée, l’action menée en binôme, décuple la portée de ma voix. Lorsque l’on est déjà mort(e)(s) plusieurs fois, la seule issue est de renaître.

Merci d’avoir compris. La moitié d’une vie bafouée l’autre à éclairer. J’aurais adoré être professeure, maîtresse, ne le suis je pas déjà ? Mes enfants, apprenez que dans chaque combat, la peur reviens ponctuellement et tente néanmoins de provoquer.

Avec mon ami photographe, les passages télé nous ont rendu fiers et heureux. Les  »unes » des journaux régionaux encore plus, même si les journalistes ont quelques peu usurpé quelques-uns de leurs droits.

Rester toujours dignes de ses actes et de ses mots permet de ne plus avoir à se cacher. Revendiquer son nom et son statut quoi qu’il advienne, mais ça, j’en ai déjà parlé.

La porte fracturée en bas de chez moi, les insultes ou les menaces ne pourront jamais stopper la parole. Et la confiance et la solidarité qui nous lient décuplent la portée de l’engagement commun. Entendre la reconnaissance dans votre bouche et celle de nos enfants, élève encore plus l’impact de cette action. Je ne veux plus jamais m’excuser d’énoncer des vérités. Ni d’avoir à me cacher. Nous cacher. Si quelques-uns se trouvent offensés par mes écrits, c’est certainement une erreur d’interprétation. J’ai même appris à signer les articles de l’association de mon prénom. Sans honte.

Si j’avais ce pouvoir, je vous démontrerais les erreurs d’appréciation. Hors contexte. Hors sujet. Relisez vous et relisez bien.

À mi parcours, on se revoit tous après demain. Chanter et danser encore. Toujours et jusqu’à la fin du monde. J’ai hâte. Les plus beaux sons restent toujours ces musiques. Celles qui font pleurer, mais surtout écouter. Mille notes qui tracent un trait pour oublier. Et avancer. Merci ma belle épileptique, et ma jolie sourire pour votre jeunesse et votre innocence. Votre fraîcheur multiplie mon éloquence et l’énergie de notre combat.

Si c’est un rêve, le mien sera celui ci. En attendant demain, les nuits raccourcissent. On est déjà demain.

La vie a beaucoup plus d’imagination que nous. François Truffaut

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