charlie et maya

L’exposition en pleine lumière redonne tous ces contours à l’objet. Les photographes le savent. Selon l’angle de prise de vue les défauts pourront être cachés, les qualités éclairées. Une mise en lumière choisie. Ou pas.

Utiliser des filtres dans la valorisation du rendu souhaité, finalise alors le projet initial. Mais le plus violent restent les mots. Il faut temporiser. La musique finale comme une apothéose. Susciter l’émotion. Déclancher l’action. On a réussi la première partie déjà. Tout est toujours en développement, un perpétuel accroissement de l’action. S’agrandir pour affranchir les esprits.

Mais l’homme n’est vraiment pas beaucoup plus développé que les animaux. À y réfléchir profondément, qu’à t’il choisi de développer, autre que son confort personnel ? S’appuyant sur une société axée sur le profit, il utilise systématiquement ses compétences à sa propre valorisation.

Préférant jouir des acquis engendrés que de s’améliorer. Cette constatation devrait décupler l’instinct animal qui sommeille en chacun de nous. C’est uniquement en cette complémentarité qu’est la liberté. Manimal vous vous souvenez ? J’ai choisi d’être une reine. La reine des abeilles.

Comme je vous disais Professeur: être le moteur d’actions collectives, m’importe plus que le miel produit. Car je suis déjà en train d’organiser la prochaine saison. Faudra disserter là dessus.

J’aime les animaux pour cette raison, et je n’ai jamais voulu suivre le troupeau. Devenir reine ne signifie pas que vous appreniez à ordonner, cela exprime le pouvoir éternel d’avoir à guider la ruche. C’est simple et complexe à la fois. Unique cependant.

Montrer le chemin après l’avoir balisé auparavant. Le cadrer, l’entourer. Sécuriser les petites abeilles qui s’activent pour aller butiner toutes les plus belles fleurs en train d’éclore. Les apaiser en cas de danger, les calmer en cas d’urgence. Ils m’ont shooté cet après midi, normal que je sois un peu décalée. La douleur se réveille.

L’autre fois, j’écrivais sur les motos. C’est pareil ici, le moteur fait tourner la machine, lui permet d’avancer pour emmener plus loin. Voyager. Partir. Revenir. Le cœur est un moteur. Sans fin. Il palpite et s’active dès lors que le sang afflue. L’essence de la vie. C’est aussi pour cette raison que je voue un réel plaisir aux voitures. Juste besoin de carburant pour rouler.

Avoir tellement de choses à dire et plus assez de temps pour dormir, partager, l’écrire. Les mains ne vont même pas assez vite sur le clavier pour exprimer : la reconnaissance, la fierté, le cheminement, l’aboutissement, la guérison, l’envol, le voyage, l’amour, l’amitié, les sons, les couleurs, les mots. Mille idées pour vous, pour nous, pour eux.

Les voir sourire a explosé mon cerveau. Les entendre me dire merci à dynamité mon cœur. Les voir venir, heureux, et me serrer dans leur bras, fort et complètement collé ensemble m’a ranimé. Nous a réparé.

Alors les histoires de masque, photo, discours, le journal, la radio, et autres interview, très peu pour moi. La machine est lancée j’ai hâte. Des frissons rien que d’y penser.

J’aime les idées que vous faites naître en moi, j’aime qu’on nous entende, vous lire et vous écouter. Mille vies dans une seule vie. Je ne sais pas si je pourrais tout écrire, mais je voudrais tout vous dire. Comme un orchestre où chaque instrument joue chacune des notes de sa partition. Indépendamment les uns des autres, puis ensemble. Dans une immense cacophonie brillamment organisée. Le cerveau est un orchestre. Le mien est tout les instruments réunis.

Les émotions les plus belles sont celles que tu ne sais pas expliquer.

Charles Baudelaire

(Merci monsieur Flèche).

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