surréalisme effervescent

A la faveur de la nuit

Se glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. Suivre tes pas, ton ombre à la fenêtre, Cette ombre à la fenêtre c’est toi, ce n’est pas une autre c’est toi. N’ouvre pas cette fenêtre derrière les rideaux de laquelle tu bouges. Ferme les yeux. Je voudrais les fermer avec mes lèvres. Mais la fenêtre s’ouvre et le vent, le vent qui balance bizarrement la flamme et le drapeau entoure ma fuite de son manteau. La fenêtre s’ouvre: Ce n’est pas toi. Je le savais bien. Corps et biens, Robert Desnos 1930.

Lisses et insensibles, les doigts, comme les jambes, ou toute autre partie du corps, entrent dans un processus de tonicité dès lors que le cerveau leur ordonne d’effectuer leur tâches initiales. Pour tous, cette réactivité est ignorée. Pour nous, sépiens, elle est dégradée. Par l’hypertension mise en œuvre sur chacune de nos cellules, le sens tactile devient, dès lors, le plus important. La perception, ou non, des doigts, pourrait, devrait, ressentir le moindre changement de matières. La bien connue, proprioception -comme disent les neuros- devient dès lors, l’information primordiale. Aluminium, kraft, papier, scotch, ruban, carton, verre, soie, plastique, état liquide, état solide s’entrechoquent et se confondent.

Cette roue, complètement démesurée, continue invariablement de tourner, basée sur un axe rouillé et grinçant. Me remémorant la période cruciale des cadeaux de Noël de l’année dernière, il va quand même falloir que je me lance. Changer de matière serait la façon la plus judicieuse de ruser. Loin d’avoir le pouvoir de me surpasser, j’exécuterai, avec minutie, le moindre petit acte manuel. Cette précision m’atterre déjà d’avance (découper, plier, scotcher et rebelotte). Seule la fin me hâte: choisir, dérouler, couper, mesurer, boucler, nouer les rubans colorés; m’entraine et me renvoie joyeusement à l’enfance. Puis, finalement, tout cacher aux multiples yeux tentés d’espionner. Le reste est simple: des lumières, des paillettes, du son, du vin, des rires, du poisson et du chocolat, des cadeaux, et des bisous (chuuuut); mais aussi des pleurs, de joie de tristesse, des absences, et des manques. Vivement qu’on en finisse, je suis sûre que le champagne protège et son effervescence comme perception neurophysiologique. hihihi

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