bientôt l’hiver

Mornes vendredis soirs, épuisés par des semaines de travail acharné, la fatigue s’infiltre jusque dans la moindre parcelle de l’Etre. La maladie n’y est pour rien ici, ne me convainc qu’à moitié. Explorer de nouvelles perceptions, elles ne sont pas toujours très ordonnées, mais celles qui m’interpellent récemment me fâchent.

Vomir. L’envie soudaine de régurgiter. L’âge tente de me rattraper cette semaine. Concilier en cinq jours, un combat, une victoire, puis de nouveau une bataille et une réussite m’a complètement retournée. Tel un boxeur. Je suis sonnée. Déconcertant cette nausée. À part d’avoir été enceinte ou supporter quelques excès notoires , c’est un état qui m’est étranger. Trop de tout aujourd’hui.

Trop de chiffres, trop de paroles, trop d’opérations, trop de mots. Je déteste l’idée d’abondance, dans quelque domaine que ce soit. 7h30/18h30 non stop ça ne m’était pas arrivé depuis très longtemps. Est-ce une fuite ou un échappatoire ? Fière mais désœuvrée. Paramètre important: le lycée « at home » ça l’fait pas . Enfin, j’adore mon fils mais donner des axes de réponses à l’affaire Dreyfus entre deux tableaux Excel , et un compte rendu de benchmark, beurk, je crois que j’ai fini par capituler. Confinés disent ils, aliénés conviendrait mieux. À moins que ce ne soit l’échéance imminente de la libération qui me soit montée à la tête.

 

Comme beaucoup, l’arrivée de Noël doit y être pour quelque chose. Le sapin, les cadeaux et tout ce qui va avec. Moyen. Honnêtement, la seule chose que j’aime dans l’hiver c’est le froid et l’idée de geler définitivement les mauvais instants vécus , tant miteux que grotesques soient ils. À se remémorer les moins cauchemardesques, les seuls vrais moment joyeux de l’hiver restent ceux de l’ouverture de leurs présents par les enfants, les yeux illuminés de plaisir. Le  »Présent emballé  » s’ils se doutaient.

 

Aujourd’hui, du fait de l’imposant bazar qui doit être mis en place afin de  respecter les gestes barrière pour les réveillons ; ces fêtes font d’ores et déjà sourire. Nous, 5 si tout va bien, nous pourrons nous regarder dans les yeux et pleinement écouter ce que chacun raconte.

Pas de foule, pas de faux semblant. Déjà vu, mais rassurant. Tu sais au préalable quels seront les sujets à aborder (l’avenir, l’argent, le travail), ceux à éviter (l’amour, le sexe, l’argent, la crise), ceux à valoriser (l’amitié, les études, le bien être, la plénitude), ceux à taire (la maladie, la mort). Sauf que rien n’est jamais dans l’ordre établi. Et ces préceptes ne sont là que pour être chamboulés.

Ma famille est turbulente, je suis turbulente, les chats ne font pas les chiens. Saurais-je un jour si cette maladie est issue d’un facteur génétique ? Plus tard peut être. Demain, la multitude de rubans, les bougies et l’alcool aidant, cela finira inexorablement par de grandiloquentes tirades sur le lendemain, la vie et le bonheur. La famille étant intimement devenue un sujet brûlant vs intouchable. Noël s’étant, quant à lui, transformé en une triste habitude. Et tous ceux qui vont rester seuls. Pensées. Brrrrrrrrr.

https://nospensees.fr/les-cinq-preceptes-de-lethique-bouddhiste/

La saint sylvestre, pas mieux. Cartes en main, on pourra toujours présenter celle de la soirée durant laquelle les copines et les frangines vomissement dans le caniveau, celle où les copains te draguent lourdement ou au contraire te larguent sans retenue, ma préférée étant celle où tu passes une nuit complète à danser sur des rythmes effrénés, trop rare.

 

Parce que dans tout ça, moi ce que j’aime de l’hiver, ce sont les nuits, interminables à souhait, profondes et très froides où le seul plaisir que tu retrouves enfin, reste celui de t’emmitoufler pour avoir la possibilité de te dévêtir au coin du feu. Continuons de rêver, et puisque cela nous fait du bien, continuons d’imaginer nos rêves les plus fous se réaliser ; rien ne devrait devenir impossible.

Persuadée que notre bonheur ne dépend que du savant mélange entre notre volonté profonde et nos souvenirs les plus doux. Utopiste j’écrivais. Réaliste je vivais. Encore plus, mieux, intimement, demain. Je vous raconterai un de ces jours l’un de mes premiers rêves, réalisé. Merveilleux souvenir. « La Voie lactée » à ski, à 6 ans. Joindre Serre Chevalier à Sestrières en 1 journée, maintenant que je ne peux plus skier, jolie SEP, je pourrais te faire de sacrés pieds de nez si je voulais te narguer. Mais je n’aime pas me fâcher. Notes juste l’épopée. C’est Noël bientôt, tu n’as qu’à réaliser un autre rêve pour moi.

https://guides-serrechevalier.com/freeride/sestriere-voie-lactee/

 

 »ne pouvoir vivre qu’une vie c’est comme ne pas vivre du tout »

Milan Kundera

 »L’Insoutenable légèreté de l’être ».

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