révolu

Il était une fois l’insouciance: face aux catastrophes, la vie avait déjà pris soin de me forger. Enfant, j’avais connu un tremblement de terre, plusieurs déchirements familiaux, de multiples crises d’autorité, une horde d’humiliation et quelques cauchemars bien fondés; alors, lorsqu’est arrivé l’événement des Twin Towers, il s’est passé quelques minutes avant de réaliser la véracité du drame. En séminaire au soleil entre collègues, je me souviens du clapotis de l’eau dans la piscine. Je vous ai déjà raconté ? Quel doux son, que celui ci. Bercée, les affolements environnant ne m’atteignaient guère. Quelqu’un est venu m’affoler. Ecrire à ce sujet, bien qu’inopportun, m’exulte dans l’idée que l’on pourrait se faire du moi. Cette histoire est remontée à mon esprit dernièrement, alors que l’on investigue à l’idée de complot à tout va. Qui croire ? Avons nous prit le temps de construire l’éloquence qui pourrait nous animer, ou bien suivons nous la foule éberluée ? Confronter ses idées permets de grandir -néanmoins- avançons et parlons distinctement. L’être et le paraitre, sont ils si évidents pour nous ?

Détestant la foule et l’égoïsme de certains, n’arrivant pas à m’affilier avec l’emplacement de chaque arrondissement, ou chaque quartier de ma ville natale; mon but a toujours été d’ avancer d’un point A vers un point B. Le reste me semblant superficiel et inutile. Métro-boulot-dodo. La ligne, droite de surcroit se devait d’être suivie. A t-on fait quelques progrès ? Pas sûr. Le jour où j’ai mis les pieds à New York, j’ai reconsidéré l’ensemble de ma carte de Tendre. Epoustouflante New York, dans laquelle, bien qu’on ne puisse être plus cosmopolite, on se reconnait comme un être unique, acceptant presque euphoriquement sa différence. Jamais perdu, toujours accueilli, marcher des heures durant, du nord au sud et croiser dans une seule journée tous les représentants possibles et imaginables de l’Homme, ça questionne. Ca rassure aussi. Oui, oui, on est bien tous construits pareils, 2 jambes, 2 bras une tête et un cœur. Un peu tous handicapés quelque part (tout le monde n’a pas la joie de ressentir son cœur).

Pas de distinction, aucune animosité, se sentir chez soi à plusieurs milliers de kilomètres de chez soi. Cela peut paraitre troublant. Déjà, je me posais la question du mouvement et de la place qu’il prend dans une vie, ou plutôt, quelle place accorde t-on à celui ci ? Quelle devait être la mienne à ce moment là ? Et après ? Le simple fait de m’être posé la question était déjà représentatif du mal être.

Ensuite, vinrent les obligations, pour « faire comme tout le monde », parce que « l’on me demandait », tout en ayant l’impression ignoble de s’être fait bernée. Tout s’est enchainé, inexorablement, insidieusement. Je m’en suis voulu longtemps de cette faiblesse, mais croire et espérer a toujours été primordial dans ma tête. Lorsque ma jolie concubine a pointé le bout de son nez à ce moment là, mademoiselle la SEP, j’aurais pu -dû- vous accueillir à bras ouverts. Elle a posé les barrières que je me refusais d’affronter. L’ignorance, la manipulation, le mensonge, le harcèlement, n’étaient pas pour moi. Que mon temps de réactivité a semblé long, obstinément aveuglée par quelques tirants bien placés. Que ma naïveté a été fourvoyée face aux dires malveillants de ceux là. J’aime New York pour ces raisons: où que tu ailles, si tu sais compter, tu retrouves ta route. C’est mathématiquement simple, pas besoin de connaitre la trigonométrie. Prendre du recul face aux différentes aliénations et se forger sa propre directive. (Re)trouver sa route, quelque soit le chemin que l’on ait voulu te faire prendre. Continuer à écouter, s’écouter. L’ensemble des rapports complexes qui se sont édifiés entre les hommes et les femmes, n’étant qu’une conséquence de leurs distinctions propres.

Savoir se repérer dans les rues de New York

Alors, ce n’est pas parce que je ne te parle pas que je n’ai rien à te dire, ce n’est pas parce que tu ne te crois pas beau que je ne te regarde pas, ce n’est pas parce que je t’ignore que je ne t’aime pas. La complexité féminine, c’est tant de situations qui n’appartiennent qu’à moi et à mon vécu. Mon être et non plus le paraitre que tu penses que je suis (sic). Une histoire de liberté individuelle. Ce qui n’a rien a voir avec le féminisme de nos aïeules. Dénonçant régulièrement les mauvaises actions de certains acteurs de la gente masculine, j’avoue adorer me complémenter du pragmatisme de la position de certains. Courbe(s) mais aucunement courbé(e)(s).

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