J – 7

Dans une journée idéale, quel est le pourcentage exact que j’accorderais à l’intendance, l’action, l’observation, la réflexion, la gestion, les relations, la passion ? Le lundi, on pourrait croire que tout est resté condensé pour t’avaler dès l’aube. Lorsque tu travailles encore à 19h, on ne sais pas trop si c’est positif ou contreproductif. Hormis si on se débat avec le temps. Vous savez, cette notion un peu fluctuante propre à l’homme. Passe t-il trop vite ou trop lentement ? Tout me semble long, voire interminable. Fais je concrètement du sur place ou bien les autres s’obstinent ils à vouloir me noyer ? J’adorerais me poser enfin, n’importe quand, à n’importe quel moment, pour effectuer uniquement ce qui me fait plaisir. Traîner, tellement calmement que cela deviendrait un minutieux compte goutte. Pfffff impossible. Je n’y arrive pas, sollicitée tout le temps. Des papiers, des timbres, des photocopies, des mails, des preuves, des pièces jointes. Pour qui, pour quoi ? Qu’est ce qui est vraiment important ? Vivre non ? sans souffrance et heureux. Est ce le fait que je sois mobile qui les gêne ? Que je réfléchisse peut être ? Apparemment. L’insolence dérange.

L’autre jour, on m’a demandé pourquoi je ne passais pas à un traitement oral ? J’ai répondu (vs ma neuro quand même) qu’il n’est pas souhaitable de changer un protocole qui fonctionne. J’ai essayé: plus concentré, moins fréquemment, ça n’a pas fonctionné, mon corps a complètement disjoncté (céphalées non stop 24/24) c’était pas possible. J’ai repris mes habitudes. Alors même que je m’obstine à vouloir les combattre. Les habitudes ça rassure, ça conforte dans l’idée du bien fait, ça grave les marques . Encore plus lorsque l’on doit suivre un traitement de fond. Je ne pourrais plus jamais changer cette partie là de moi, trop contente que cette liberté fonctionne. Est ce que s’en est une ?

C’est pour cette raison que j’adore la nuit, seule au chaud entre les rêves et l’obscurité, on prend le temps d’aimer, avec les mots et la lune en flambeau. Et pourtant le silence dit tout.

L’épine et la fleur

 »il y a juste la fleur de l’esprit
qui s’envole
et qui
éblouie
s’évanouit
à la confluence
des influences
essentielles »

L’épine et la fleur
Jigmé Thrinlé Gyatso

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close