va-tout

Aujourd’hui j’ai un fils qui a tellement honte des inactions de son père qu’il m’a demandé à changer de nom. Et le deuxième s’en détache un peu plus chaque jour. Je leur dit, sans même que cela ne me coûte, que le sentiment d’abandon est immuable, il faut donc se battre pour ses convictions et la recherche de son être profond. Revendiquer sa place et son statut, pour pouvoir finalement crier son nom distinctement. Si ce n’est pas pour l’appartenance à la famille en particulier, au moins, voire surtout, pour signifier ce que l’on en a fait. Ce que l’on est devenu, à force de travail, d’écoute, d’apprentissage et d’adaptation. Il n’est jamais trop tôt pour renaître.

Je regarde de mon petit chez moi, ce qu’il se passe ici et là bas. Et je me demande pourquoi nous nous sommes laissé berné par un pouvoir qui se trompe si souvent. Avez vous lu Georges Orwell, 1984 ? Où nous situons nous maintenant ? Ma jolie SEP m’a violemment permis d’effectuer ma mue. Débarrassée de ma peau de princesse au petit pois, je n’avais plus le choix que celui de me battre. Un peu envers et contre tous je dois bien avouer. Mais lorsque je sens que je vais mieux, je sais que je ne le dois qu’à moi même. A force de travail, d’écoute, d’apprentissage et d’adaptation. Quand on accepte de savoir la mort au bout de la route, on a inexorablement envie de croquer chaque seconde qui passe. Juste pour ne rien laisser passer. Ne jamais avoir de regrets. Lorsqu’en plus, on y a laissé des plumes, autant physiquement que psychologiquement, il n’y a plus de calcul à faire.

Je me rends bien compte que j’avance comme une fronde, mais la vie va tellement vite. Regardez où nous en sommes aujourd’hui. Lorsque le destin vous tombe dessus on se demande quelques fois ce que l’on a fait pour mériter ça. Rien justement. Alors il faut se battre avec ses démons et ses handicaps. D’ailleurs, la vie n’est elle pas comme un grand prix ? Malgré son « handicap », un cheval au départ, donnera toujours son maximum pour finir sur la ligne d’arrivée. L’important n’étant pas de gagner, mais bel et bien de participer.

Comme je n’ai jamais apprécié être un leader, l’important pour moi à toujours été de finir la course debout. La seconde classe me va parfaitement bien. Trouver le chemin est beaucoup plus  »galvanisant ». 🤗

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