liberté

La mémoire est notre meilleure amie, ou notre pire ennemi. Je comprends que l’on puisse devenir fou. Comment font ceux qui commettent les pires atrocités, pour continuer à vivre et mentir insolemment. C’est une notion qui me dépasse si violemment, que ça me donne envie de vomir.

On m’a rappelé une folle histoire de ma vie aujourd’hui. Adolescente rangée, mes temps libres étaient contrôlés minutieusement. C’était faire fit de mon caractère rebelle. C’est à dire que lorsque l’on te fait passer pour une poupée en porcelaine durant toute ton enfance, arrivée à l’âge fatidique de l’opposition aux parents, où l’on se plie, ou l’on casse. Je n’ai jamais eu les douces vertus du roseau. Hihihi. La corde a cédée, ou plutôt, je l’ai utilisée pour sauter. Le cordon a été coupé. Avec délectation.

Je voulais fêter mes 18 ans cette année là. J’étais amoureuse pour la première fois. J’ai construit tout un stratagème pour pouvoir accueillir mes amis. Classique. Grand garage, super copine en relais. Débrancher le congélateur des parents pour brancher les amplis des 2 musiciens mes potos de toujours qui venaient jouer de la guitare, de la basse, j’ adore la basse. 10 potes qui en ramènent 10 autres. Puis encore quelques autres. On a fait disjoncter les plombs de la maison !!!! Mais je pense que beaucoup se rappellent encore de cette soirée, même 30 ans après. J’ai dû rejoindre mes parents en vacances, c’était la condition sine qua non pour avoir les clés de la maison et la responsabilité qui en découlait irrémédiablement. 1 semaine complète enfermée dans un studio avec les parents. 1 soirée de pur bonheur pour 1 semaine de pire cauchemar.

Qui joue le jeu ?

Voilà, j’ai toujours été joueuse. Au retour de vacances, le congélateur s’était décongelé, vidé totalement de son eau. La nourriture qu’il contenait restant en déperdition (sic). Inondant complètement le garage. Je me suis fait incendiée, punie, privée de sortie pendant longtemps. Mais vu que j’étais déjà cloîtrée avant, ça ne changeait pas énormément. J’étais heureuse d’avoir été jusqu’au bout de mon projet, pas si fou que cela finalement. L’idée était de vivre l’instant présent, sans avoir à se soucier du passé ni de l’avenir. Gérer les tenants et les aboutissants d’une action. Comme je travaillais plutôt très bien, ça m’a ensuite servi de  »monnaie d’échange ». lol. Donnant/donnant. Sauf que dans cet adage, je finissais toujours perdante. Jusqu’à l’instant où je décida de ne plus l’être. Peut être que cela a été une initiation à la réactivité émotionnelle et l’implication personnelle de mon Moi, face à l’irrévocable qui découlerait du reste de ma vie, SEP notamment.

Aujourd’hui cette histoire me rappelle qu’on ne peut enfermer les gens. Ni physiquement ni mentalement. Merci de ne pas faire de mauvais amalgame avec la période covid actuelle. Néanmoins, j’éduque mes enfants en ce sens. Réfléchissez avant d’agir, soyez honnêtes et sincères, n’agissez qu’avec loyauté, mais devenez libres dans votre tête et dans vos choix. Dans vos actions au quotidien et dans celles entreprises avec l’autre. Amour et respect en fer de lance. Il n’est jamais trop tôt pour apprendre à écouter son cœur. Je pense que la liberté commence aussi, et surtout, comme ça.

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