grain de sable

C’est l’effet que ça fait. Il est merveilleux, doux et brillant lorsque l’on marche pieds nus l’été sur la plage. Mais il devient insupportable lorsqu’il colle entre les orteils au moment où il faut se chausser. Joli sable.

Pourtant nous travaillons toute l’année pour pouvoir le faire glisser entre nos doigts à flâner sur la plage. Un peu comme la neige l’hiver, mais la concernant, ce n’est qu’une question de temps avant que nous n’ayons plus le loisir de l’admirer. Gentil réchauffement climatique. Ironie déplacée. Je suis comme ces éléments. Une idée de rêve inassouvi. Toute une vie, on se bat pour lui, et en moins de temps qu’il n’en faut pour s’en délecter, l’image s’évanouit. Merde, qu’est ce que c’est que cet état illusoire ? Devenir l’illusion des autres a toujours été un frein à mon développement personnel. Les gens qui sont flattés de t’avoir dans leur répertoire mais qui n’osent jamais t’inviter. En cette période de couvre feu, cela devient très pesant. On fustige les familles nombreuses à leur imposer des regroupements limités, mais inversement, pourquoi n’obligerions nous pas les personnes isolées à être entourées ?

Je réfléchis trop, à toujours vouloir lancer des idées que je n’arrive pas à suivre. Ou du moins limitées dans le temps. Du coup, j’ai l’impression de me battre seule avec moi même. Comment parler du bonheur à des gens qui refusent obstinément de l’embrasser ? Ça m’épuise. Ça m’attriste aussi de ressentir que je me bats toute seule. Je continue, malgré tout, mais l’immensité du travail à effectuer me semble inatteignable. Par exemple, j’ai demandé à de multiples organismes à faire du bénévolat. Aucun retour concret. Même sur des choses à ma portée (appeler des personnes âgées isolées par exemple). À croire qu’il n’y a aucun besoin. Ou aider une copine à déménager, non plus:  »on aura pas besoin de toi, il y a beaucoup de choses à porter, ça va être trop lourd pour toi ». Pfff devenir inutile. C’est un étrange état d’être. Comme mes enfants sont en vacances, je réalise qu’ils commencent à réellement me manquer. Eux ont besoin de moi. Jusqu’à quand ? Qu’est ce que je ferai lorsqu’ils auront grandis et seront devenus indépendants ? Car la vie doit être un combat perpétuel. Pour bien éduquer, enseigner de justes valeur, nourrir, étreindre, choyer….une fois que vous avez accompli votre tâche et que vous avez réussi à être en paix avec vous même, quel autre but pouvez vous avoir dans la vie ?

Vite, il faut que je me trouve un nouveau but. Demain je vais au sport me défouler. C’est un peu représentatif de la race humaine ça: vouloir se battre contre/ou pour des projets inaccessibles. Si l’on ne se bat plus, on est mort. Non ?

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