éloquence

J’ai effectué aujourd’hui une séance de sophrologie durant laquelle j’ai appris, bien que je n’en ai jamais douté, quels étaient réellement les pouvoirs des couleurs sur notre corps. Effectivement imprégnée par l’écoute et l’attention profonde apportée au thérapeute; je me suis rendue compte, que, nous seuls avions le pouvoir de désacraliser notre stress. On le fait déjà, de façon identique, lorsque nous choisissons d’écouter telle ou telle musique en fonction de notre état d’esprit. Ces choix nous aident dans la manifestation de notre sensibilité (trop de tristesse, de colère ou d’impatience, de joie ou de lassitude). On se tournera plutôt vers le blues, le rock, le jazz ou le disco selon notre mental du moment , non ? On retrouve un peu le même cheminement thérapeutique avec les couleurs. Et ça fonctionne !

Par contre, bien que nous puissions y travailler individuellement, le but d’une telle séance est que nous puissions nous laisser bercer par la parole de l’autre. J’en reviens au parallèle avec la musique, je suis fervente auditrice de tous les styles musicaux , mais j’avoue voir ma sensibilité décuplée si celle ci m’est proposée par un autre mélomane. On en revient finalement à son rapport à l’autre et l’échange personnel, voire intime avec celui ci. Seul on a toujours raison, à deux, on peut se confronter, s’affirmer, combattre et défendre ses idées. Avancer. Cela se confirme dans tous les paramètres de la vie. L’idée étant que, tant que l’on a affaire à un professionnel dans son domaine, mieux vaux lui laisser prendre le contrôle. C’est pour cette raison que je me sens affaiblie depuis que la maladie m’a investie. Ma seule expertise, c’est mon métier, et depuis que je ne peux plus l’exercer complètement, je me sens dépouillée. Je persévère mais cette put’1 de crise sanitaire engouffre tout sur son passage. Je remets souvent en cause mes choix estudiantins, j’aurais voulu être orthophoniste, fleuriste, écrivain. J’ai juste lâché pour l’orthophonie ( trop d’années d’études -avec concourt à la fin- comme je manque de confiance en moi, j’étais persuadée que je ne l’aurais pas de toutes façons. Et puis, une histoire d’amour derrière tout ça a eu raison de ma volonté de l’époque. Je ne regrette pas, mais à bien y réfléchir, tout aurait été si différent.

A me relire, je constate que j’abuse quelques fois: j’oublie, mais je me corrige quotidiennement, de vous peindre la plus jolie peinture possible afin d’essayer de combattre, ensemble, cette maladie neurologique intrusive. À bien y réfléchir pourtant, j’assume ma position. Pourquoi se laisser envahir par un  »ennemi » que l’on a créé de toute part. La SEP n’arrive jamais par hasard. C’est pour cela qu’elle est si complexe à combattre. Le corps a repris le dessus sur la pensée. Avez vous réfléchis, vraiment, à ce qui vous a fait en arriver là ? Étions nous profondément heureux, seuls maîtres de nos actes ? Avions nous tous les pouvoirs afin de nous élever psychiquement ou bien étions nous devenus des marionnettes du rythme effréné que l’on nous impose ? Et que nous suivions, consciencieusement, consciemment ou non ? La SEP, mais d’autres maladies en sont aussi l’exemple évident, n’est elle pas finalement que la dernière carte à jouer pour se retrouver. Apprendre à aimer son moi et l’écouter. Nous seuls pouvons décider. Quel pouvoir !!! Faisons entendre nos voix. Quelques soient nos positions, osons nous affirmer.

J’ai fait plein d’erreurs, je ne regrette pas mes choix, même pour les plus impliquantes et les plus graves. Seulement, il aurait mieux valu que ma pensée ait davantage de couleur à l’époque ou ma voix davantage de portée. Ma SEP n’aurait certainement pas eu l’occasion de se manifester…..ceci dit, si elle ne s’était pas manifestée, aurais je eu la possibilité de réaliser mes rêves ? Ayez toujours une oreille attentive mais n’écoutez que vous. Votre cœur et votre bon sens.

3 réflexions sur « éloquence »

  1. Bonjour Nina,

    Un petit coup de déprime ou de colère ?

    Oui, il faut écouter son coeur ; Saint Exupéry l’avait dit dans Le Petit Prince :  » On ne voit bien qu’avec le coeur « . Et je crois volontiers St Exupéry.
    Et oui, il faut se faire confiance, faire confiance à notre bon sens, à notre intuition.
    A très bientôt Nina
    Amitiés
    John

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour John, j’adore le petit prince….. Je déprime rarement, j’ai plutôt de la colère. Même plus contre moi même d’ailleurs, davantage contre ceux qui, comme vous le dites, ne veulent pas où ne savent pas, écouter leur cœur. Sûrement aveuglés par des idées, des rêves qui ne sont pas -plus- les leurs; emballés dans une dynamique nauséabonde. L’attrait du pouvoir, l’argent, la béatitude, la lâcheté, l’insensibilité corrosive ayant gommés leur âme d’enfant. 🤗

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      1. Bonjour Nina,
        Je crois qu’il n’est pas donné malheureusement à tout le monde de ne pas perdre son âme d’enfant. C’est un vrai travail : ne pas oublier que l’on a ri aux éclats pour rien, jouer dans la cour d’une école primaire, lu des livres d’aventures…

        Aimé par 1 personne

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