les fourmis

Ce qui est légèrement épuisant avec cette Vilaine , c’est qu’elle veut toujours avoir le dernier mot. Je suis bonne joueuse en général mais, par contre, je déteste être prise pour une imbécile.

Tout va t’il si bien en moment ? Je me dis que oui, mais non apparemment. Ou alors, pourquoi apparaîtraient ces insidieuses fourmis dans ma main gauche ? Je dors comme un bébé, je travaille à mon propre rythme, je n’ai plus d’obligations, mais je suis encore et toujours épuisée. Ce matin c’est le comble: jambes en coton, bras droit insensible….je vous ai déjà parlé de mon idole super Jaimie ? J’ai l’impression d’être bio ionique. Je plaisante mais il doit y avoir quelque chose qui me contrarie, je dois réfléchir parce que rien n’est évident.

2 choses pourraient être en cause mais c’est un problème sociétal, le changement de saison, tu sais, lorsque les jours raccourcissent et qu’il faut mettre les lumières dès 7h le matin. Et encore, on n’a pas encore changé d’heure. Cela voudrait il sous-entendre que les sepiens sont aussi sensibles à ces changements, voire plus ? Je ne me souviens pas avoir déjà été impactée physiquement par ce phénomène. Qu’à cela ne tienne, j’ai mis un tee shirt à sequins, je ne veux pas me laisser envahir par un mauvais état d’esprit. Levée 7h, douchée à 8, bientôt 9 et je ne rêve que d’aller me recoucher. Déplorable. J’ai reçu mon livre j’ai hâte de le commencer. Partir de chez moi me permets d’ignorer la tonne de linge à plier, repasser, ranger… mais ça, je ne suis sûrement pas la seule. C’est juste que je ne comprends pas pourquoi je me noie dans un verre d’eau. L’impression régulière de passer plus de temps à essayer de sortir la tête de l’eau que de nager. Un comble pour une ex nageuse. On se plaint régulièrement des méfaits de la chaleur mais l’humidité infiltrante n’en est pas exclue. Courbatures, difficultés de mouvement, crissement des articulations, quelle régression. Un pas en avant, 2 pas en arrière. Je déteste faire du sur-place. Encore plus de dépendre d’évènements ou de faits qui ne m’appartiennent pas. L’évidence inéluctable que ma SEP me diminue, a tendance à avoir raison de ma ténacité quelquefois.

Dans la connaissance -peut être trompeuse- de soi, on arrive cependant à reconnaitre les signes du mal être émergeant: déperdition de confiance en soi, abattement, agacement, lassitude… Envie de remettre des couleurs dans la vie, ma vie, sans avoir à en faire pâtir ma famille. Egoïstement, je pense encore que mon entourage a besoin que je sois bien pour l’être aussi. Illusoire et incongru. Est ce que cet incompréhensible état d’être, donne un sens à une vie, la mienne, qui en était jusque là dépourvu ? C’est plutôt triste de le penser en ce sens. Je m’en étonne encore chaque matin. Comment ai-je pu vivre avant ? Vivais-je réellement ? Dépendante des autres certainement, dans la course, surement, à la recherche d’un bonheur qui aurait pu être , de toutes façons, inaccessible (plus travailler, pour un plus gros salaire, une plus grande maison, de plus longs voyages, plus loin, plus …?) redescendons sur terre, j’ai tout ce que je souhaite ici, hormis la santé. Mais ma santé n’est pas moi. Pas que, en tous cas. Et je ne dépend de personne que de moi même. Je ris, je bois, je mange, je rêve, je jouis de chaque instant et de chaque minute qui passe. Non pas comme un sablier qui égrainerait le temps, mais plutôt comme une multitude d’étoiles qui illumineraient mon ciel. Un peu brumeux ce matin, j’avoue. Mais j’adore la région dans laquelle je suis pour ces mêmes raisons: tu te réveilles dans le brouillard et quelques heure après, le soleil t’éblouis. La bretagne me fascine aussi pour ça: tu dois subir des pluies infernales, néanmoins, la seconde d’après tu avances en dilettante avec ton k-way. lol. Je pense que je vais me maquiller tout à l’heure, parce que je fait peine à voir. Ah, au fait, je viens de comprendre d’où vient cette lassitude matinale: j’attends une réponse pour un boulot très important, et on m’a fait remarqué que je perdais mes cheveux. Il ne m’en faut pas plus: rajouter une gélule pour palier à cette nouvelle déficience, sur celles déjà gobées chaque jour, n’est jamais un pur plaisir. Rien qu’en l’écrivant je me fait honte, je n’ai qu’à me remémorer nos photos. Perfusés, rasés, entubés, alités, courbés ou amaigris, seul le sourire dessiné sur le visage parvient à effacer la douleur.

Ce sera ma question existentielle du jour: pourrait on imaginer connaitre la proportionnalité de gens complètement stupides , bêtes et méchants, par rapport à ceux qui restent ouverts, objectifs, combatifs et aimants ? J’aime ces derniers alors que j’exècre les premiers. Comme tout le monde. Le handicap ne nous différencie pas des autres. Dès lors que nous restons dans l’équilibre, la balance s’harmonise.

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