considération

Je pense que pour continuer à avancer, chacun d’entre nous a besoin d’un minimum de considération. Comme je l’exprimais il y a de cela quelques pages en amont, la vie est un perpétuel renouvellement. Les fameuses montagnes russes.

Ce qu’il ne faut jamais oublier, comme nous apprenais Darwin, dans sa jolie théorie, c’est que l’homme est en constante évolution. Nous devons apprendre à nous battre pour survivre et finalement mieux vivre. Même si l’on est impacté par des blessures profondes, quel autre choix pourrait on avoir que celui d’avancer, jusqu’au dernier instant de vie, la dernière respiration possible ? Prendre pleinement possession de son devenir. Je suis outrée que l’on refuse le choix de la fin de vie à certains grands malades, que l’on oblige à certains autres, un traitement qui leur est insupportable. Où est passé notre liberté individuelle ?

Je souffre encore régulièrement de certaines de mes défaillances (proprioception, équilibre, spasticité), mais j’ai découvert ce qui me fait du bien. Un soulagement tellement inespéré il y a de cela quelques années, nécessaire aujourd’hui. Se sentir devenir inutile prend complètement son ampleur lorsque l’on fait -ensuite- appel à vous. À ce moment là vous devenez unique et précieux.

Lorsque l’on vous le souligne, c’est d’autant plus jouissif. Oups, grisant devrait être plus approprié. 4 fois hier, ils m’ont sollicitée. Mon expertise comme ils disent. Mes amis, mon travail, parce qu’être moins mobile vous oblige à décupler votre regard, passer de 0 à 360 degrés pour ne rien manquer de ce qu’il se passe autour de vous. Vous êtes unique et irremplaçable.

Ne laissez jamais personne vous dire le contraire ou bien c’est qu’ils sont aveugles, ignorants voire incompétents. Nous seuls pouvons faire en sorte d’être heureux. Choisir de l’être et finalement y arriver. Même si on est quelque fois au creux de la vague. Je trouve d’ailleurs que se battre est la meilleure façon de se relever. Bien sûr j’ai encore mal aux jambes et beaucoup de doutes sur la durée de cet entrain, mais je fonce et profite de la lancée. Comme une balle rebondissante, tu la jettes et elle ne se stabilisera qu’à la fin de son dernier rebond.

Il est tard, ou tôt plutôt, les premières heures de la journée doivent toujours annoncer un renouveau.

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