automatique

21h30-8h30 d’affilé, juste un réveil à 2h pour vérifier l’heure. 2 ou 3 rêves plus tard, j’entends mon fils qui se réveille et je dois m’activer pour l’emmener chez sa copine. J’aurais adoré traîner au lit encore quelques heures. Mon rôle de gentille moman m’en empêche. Mais je reste troublée lorsque j’ouvre les yeux, je me souviens presque parfaitement de mes rêves. Mes pensées du moment : mon amoureux, le père démissionnaire des enfants, courir. Ça me rend triste mais je ne suis pas déprimée pour autant. Lorsque arrive cette tristesse la, je dois avouer que je me fait pitié. La journée va être ensoleillée, aucune contrainte, aucun impératif, juste vivre, libre et épanouie. Sauf que non. Moi je connais les réels tenants et aboutissants des prochaines étapes de la journée. De tout ce que je vous ai écrit depuis le début de ce blog, ce qu’il faudrait retenir en priorité c’est qu’il ne faut pas se mentir à soi-même. La journée va être placée sous le signe de la fatigue. Ma concubine, j’aimerais bien pouvoir envisager de passer des journées complètes à me balader, flâner, rire, marcher. Au lieu de ça, je n’ai d’autre choix que celui de me traîner. Soleil ou pas, jolie robe ou pas, copine ou pas. Galère, c’est chiant. Je mange vite fait sur mon coin de table, je retourne sur le canapé et, malgré le 4eme café de la journée, je m’endors encore. 2 heures. Pfffff. Voilà, je vais chercher mes courses au drive, ce qui me paraît une épreuve de fond (tout remonter à la maison, ranger dans le frigo, trier mes denrées entamées….). Il est 18h, je n’ai rien réussi à faire de ma journée. En avais je au moins envie ? Non plus.

C’est rassurant d’être face à des réactions récurrentes . Chaque problème a une solution, chaque blessure sa cause. Je le sais bien mais ça me surprend à chaque fois. Dépassée par les évènements. Un aller-retour Aix TGV un vendredi soir à 17h, angoisse de faire rater le train à mon fils et embouteillages, inclus 2h30 de voiture quasi non stop. Et aujourd’hui ma jolie SEP se rappelle à mon bon souvenir. Salope. Oups, pardon 😊. C’est insupportable de faire un travail sur soi depuis des jours et jours, sport, équilibre alimentaire, sommeil régulé….et tout tombe à l’eau en quelques minutes. Je m’étais pourtant couchée tôt hier, 21h30. J’étais tellement épuisée par la conduite sous un orage monstrueux, que mon attention était décuplée. Je mange rapidement, plus pour reprendre de l’énergie que par réelle envie, et je m’effondre sur le canapé. Lorsque je me rends compte 3 minutes après que mes paupières tombent toutes seules, je file me glisser sous ma couette.

J’ai pensé souvent m’acheter une voiture automatique. Ça simplifierait mes déplacements, soulagerait certainement ma jambe mole, atténuerait d’autant ma sensation de fatigue. Malheureusement, j’avoue que je suis légèrement bornée. J’aime tellement conduire, que m’interdire d’avoir la gestion complète de mon véhicule ne ferait qu’accentuer ma reconnaissance de personne handicapée. Je n’y suis peut être pas encore si prête que ça. Sacrilège, me mentirais je à moi même ou bien puis-je seulement privilégier ma totale autonomie ? Sacrée (s) maladie(s) invisible (s), elles nous offrent le seul test in vivo de nos capacités à interagir avec nous même. C’est complexe comme travail quand même, se remettre en cause chaque jour et chaque instant en fonction du quotidien.

Lorsque la fatigue vous domine, vous ne pouvez pas lutter. Envie de rien, juste s’étendre et laisser vaquer ses pensées. Ce qui m’énerve encore plus c’est de ne même plus avoir la force de lire un livre. Mes paupières sont tellement lourdes que si je les laisse tomber, je pourrais m’endormir partout, à n’importe quel moment. Même par terre comme un chien. Aucune honte, encore moins de scrupules, moi qui milite pour la zen attitude, me voilà bien désarçonnée. Comme beaucoup de choses, c’est une question de patience. Demain mon corps aura repris un semblant d’énergie. Tant pis s’il faut que je refasse l’aller retour à Aix. Parce que je me dit, que si l’on ne se bat pas pour ceux qu’on aime (mes amours et moi), pour qui pourrions nous nous battre ? C’est quand même grâce à eux que j’ai envie d’avancer. Tu comprends ma SEP ? 😝

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