girouette

Chaque acte porte à conséquence. Chaque bille déplacée dans le boulier engendrera une numérisation différente des nouvelles associations effectuées. Le déplacement d’une personne contribuera au mouvement d’une autre. Dans le temps et dans l’espace simultanément ou non. Ça fait tourner la tête.

Bon, tout ça pour dire que j’ai oublié de prendre un médicament en temps et en heure ce soir et du coup je vais devoir subir 3 heures de speed dans les jambes. Incontrôlable et épuisant. C’est le fameux sifrol 0,18. Un anti parkinsonien puissant et nécessaire à l’immobilisation contrôlée de mes jambes. Pas très glamour mais impératif . Ce médicament est tellement puissant qu’il me fait penser à de l’ecstasy pour ceux qui connaissent. Quand t’en a pris un, tu es tout zen et souriant, mais lorsque tu es en redescente, tu n’as qu’une envie, en reprendre un autre pour être tout euphorique. C’est de la drogue, c’est mal et illicite mais je me dis que le gentil médicament que je prends tout les soirs est identique. Le côté euphorique atténué pourtant. D’autant que les ecstas te font danser non stop pendant une nuit entière, en rave sur de la techno c’est plutôt incroyable. Et inoubliable. Mais là, je suis isolée dans mon lit, à tourner et virer sans pouvoir m’arrêter de déplacer mes jambes. D’où le nom commun des  »jambes sans repos »…..lol……

Au moins les ecstas portaient des noms rigolos : Mickey, superman, Domino mais ça restait très dangereux, la MDMA pouvant causer de graves séquelles physiques, neurologiques et psychologiques. Avait on réellement la possibilité de s’en passer ou bien était ce juste une expérience de l’émancipation des jeunes ? De maintenant comme des années passées ? Une initiation au rituel de passage à l’âge adulte ? La maturité, l’autonomie ? Un test individuel à passer pour se faire accepter ou se détacher ? Je n’ai jamais réellement su. Quoiqu’il en soit, je prends quand même une sacrée dose de drogue avec ce traitement de la SEP. Celles là sont autorisées, bien que soumises à prescription stricte.

Ça me fait rire quand j’y pense car, tout comme la drogue , si tu ne te fournit pas chez quelqu’un de fiable, tu risques des ennuis. Le sifrol c’est pareil, j’ai essayé 1 mois le générique, il me déclenchait d’insupportables mots de tête. Alors voilà, j’ai passé un peu de temps à vous raconter ma vie, ça m’a apaisé momentanément, mais la morale de l’histoire est qu’il faut respecter son traitement, rester assidu dans les prises et se justifier soi même d’avoir oublié. Parce que l’on doit prendre soin de nous avant tout. Je vous raconterai la prochaine fois, la fois où j’ai vu Peggy la cochonne conduire une berline. 😉

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