dépendance

Sommes nous tous l’esclave de quelqu’un ? Je me suis réveillée avec cette question existentielle ce matin? Peut être parce que je me sens moi même esclave de quelqu’un. A y réfléchir je suis même esclave de plusieurs personnes simultanément. Un comble, pour une personne qui s’est battue durant des années afin d’accéder à la liberté et la sagesse de l’existence individuelle.

Mais à y bien réfléchir, il n’en est rien. Dépendance affective, matérielle, thérapeutique, financière…..comment peut on se revendiquer libre si au moins l’une des ces dépendances existe ? Ce que je trouve pitoyable ce matin, c’est le cumul de plusieurs carences. C’est peut être en ce sens que le statut de handicapé est inconcevable. Plusieurs d’entre nous sont confrontés à cette problématique. Catastrophique car insoluble. Regardons, par exemple, lorsque vous êtes malade, vous êtes dépendants de la prescription de votre médecin. Si on part dans l’expectative de vouloir guérir. On peut se débrouiller seul avec des remèdes de « grand mère » mais ont ils fait leur preuve ? Un cancer, une sep, une dépression, une amputation…..je cite l’extrême évidement mais ce devrait être valable dans n’importe quelle situation.

Au risque d’avoir à me contredire, ou bien l’ai je appris de part mes expériences passées. Tout seul on n’est rien. Je me dit que même si je décide d’arrêter mon traitement et de me plier aux écrits de ma neurologue, je vais finir par me punir moi même et m’infliger une automutilation. Pour souffrir finalement. Je ne suis pas maso et j’ai bien retenu que l’on est seul maître de son existence. Alors il faut se prendre en main et s’occuper de soi. Eviter de se laisser engouffrer par autrui. Bien que les conseils soient toujours de bonne augure, il est important de savoir à qui les demander, se tourner vers quelqu’un qui vous connait bien et qui saura rester objectif dans son discours.

La solitude est devenu un fléau pour la majorité d’entre nous. Souvent, même en famille, nous restons isolés, car incompris. Honnêtement, il s’avère aussi que chaque individu avance à un rythme qui lui est propre. Nous n’avons pas les même envies, ni au même moment. Peut être est ce aussi cela la cause de tant de divorce actuellement. L’un avance plus vite que l’autre, ou l’un est plus émancipé que l’autre, plus curieux aussi, ayant une soif de connaissance différente de l’autre. La perspicacité et la curiosité, l’épanouissement, la reconnaissance étant autant de facteurs d’éloignement. J’oubliais le rythme aussi, ceux qui vont de l’avant et ceux qui stagnent et puis l’inaltérable notion de dénie qui vient violemment impacter toute personne handicapée.

Pour soi même en priorité, on s’aperçoit que le dénie familial est récurrent. Combien de parent, conjoint, refuse d’accepter le handicap de leur enfant, mari, femme ? Combien de familles se déchirent face à cette nouvelle reconnaissance de PERSONNE HANDICAPÉE ? Parce que , finalement, n’est ce pas la personne handicapée elle même, qui, face à ce couperet décide de prendre sa vie en main ? « l’existence précède l’essence » disait monsieur Sartre pour qui l’homme est d’abord et qu’il se définit ensuite, par ses choix, par ses actes. Ce qui signifie qu’il est libre. Seul (e) et seulement,soi, moi….je vais continuer de prendre mon traitement malgré ces insidieux effets secondaire.

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