s’engager

Bon et bien voilà, reprise du sport hier, super accueil dès l’entrée de la salle, c’est sympa de savoir qu’on n’a pas été oubliée en ces trois mois de confinement. Nouvelles règles, nouvelles implications, rien de bien compliqué mais, ça conforte dans le fait de bien choisir sa salle. Aucune pression, réelle reconnaissance de mon statut, sourire et convivialité, je suis contente de m’être prise la tête au départ pour choisir cette salle, merci aux copines aussi qui m’en avait présenté un tableau très motivant. Je pense que je peux la citer ici, sa campagne de pub m’avait également interpellée à sa diffusion, je crois que leur slogan c’est  »le sport sans frime », on y va pour soi, et non pas pour se montrer.

https://www.youtube.com/watch?v=K9XavBIFqlc

J’étais contente, je n’ai perdu aucun de mes apprentissages. Même timing en vélo, même temps et difficultés en Pilate, surtout ne pas se faire mal, encore moins engendrer de la fatigue supplémentaire. 20 + 20 minutes j’étais heureuse de l’avoir fait en sortant, comme pour contrarier volontairement, le refus d’y aller quelques heures auparavant. Presque un peu fière j’avoue, mais ce matin, aie aie aie. Courbatures et fatigue légèrement accrue. J’ai lu attentivement quelques uns des blogs de personnes atteintes de SEP, c’est très encourageant, enthousiasmant même parfois. Tous peut être possible, il suffit simplement d’aménager le temps, le sport, la régularité, à son propre rythme. Je veux toujours plus, c’est normal et irréaliste, je me retrouve confrontée à cette douloureuse ambivalence du paraître/être. Ou l’inverse.

Oui, ce qui est difficile dans l’être/paraître, c’est qu’en cas de handicap, si ça ne ce soit pas, tu n’es pas considérée comme handicapée. Le plus lourd à porter dans le cas de la SEP, enfin dans mon cas -parce que chacun est différent- c’est que je me tiens droite, toujours apprêtée, un peu maquillée, si tu ne vis pas avec moi, tu ne peux pas deviner que je suis malade. Je marche dis donc, et je continue de sourire, en plus je travaille un peu lorsque ça m’est possible. Mais passé 5 heures de vie d’affilé, je m’éteins petit à petit, je suis en retrais, la fatigue reprends le dessus et à l’heure dite, il faut absolument que je prenne ma pilule miracle lol. Celle qui soigne les jambes sans repos. Après, apaisée, je m’effondre dans mon moi, ne faire que ce que j’ai envie de faire, que ce que je peux faire. C’est justement là que ce trouve l’exaspération et l’injustice de cette maladie. Elle pourrais même être considérée comme un trésor: faire ce que l’on veux, quand on veux. Trop de chance……..hihihi. Loin de moi l’idée de vouloir changer les choses, mais des fois, quitte à être handicapée, je me demande si ce ne serait peut être pas plus simple de l’être vraiment.

Oups c’est un leurre, mais avancer en catimini ou faire régulièrement des tours de montagnes russes, moi qui n’ai jamais aimé ça; je vais finir par vomir.

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