philosophie de mi-nuit

2/3 heures du matin, des fois jusqu’à 4/5, me semblent des moments idéaux et propices à réflexion. La ville est endormie, plus aucun bruit ne viens troubler le rythme de tes pensées, et plutôt que de tergiverser à vouloir refaire le monde qui, de toutes façons continue d’avancer à coté de toi, j’ai appris à construire ma pensée dans ces instants de calme presque absolu. Comment réussir à se construire alors que l’on vient de t’amputer d’une partie de toi ? Jolie SEP, tout était tellement différents avant toi. Je pense qu’il ne faut jamais passer à coté des signes transmis, et ce, de quelque manière que ce soit. Faire preuve d’inhibition, aller au bout de ces convictions.

J’en ai déjà parlé: après que l’on t’ai annoncé ta maladie, incurable de surcroît, penses tu qu’il soit plus judicieux de se laisser partir ou bien de profiter de ce virage en épingle pour rebondir ? Sachant que la médecine a déjà fait énormément d’avancées dans beaucoup de domaines, la quasi certitude de pouvoir passer à cote du fauteuil roulant est un énorme cadeau. Bien sur, chacun appréhende la maladie selon ces propres expériences. Mais le jeu n’en vaut il pas la chandelle ? Cette nuit, j’ai échangé avec un ami en situation extrêmement difficile et je l’ai renvoyer vers Aristote. Le travail a accomplir doit émaner de nous en priorité. En ce sens Aristote disait que l’on ne doit pas se construire par rapport aux autres, mais seul. Ce qui nous permets, en second temps, d’avoir un relativisme certain vis à vis d’autrui. Si tu n’arrives pas à trouver le bonheur tout(e) seule, comment pouvoir transmettre et partager cette valeur ?

Comment garder le sourire si tu t’apitoies régulièrement sur toi même et ton handicap ? J’en ai parlé plein de fois, le soleil se lèvera encore, toujours demain matin, et la lune viendra lui succéder dans une espèce d’accord cosmique. Quelque fois, je me fait peur moi même en me disant que je deviens vraiment blasée de tout. Mais non, il y a une espèce de sagesse qui grandie de ces changements: j’appelle ça l’adaptabilité. Une fierté pour moi qui étais tellement introvertie et manipulable. Je le considère presque comme un travail récurent, car, loin d’être évident, il impose de se remettre en question régulièrement, sans honte ni mensonge, face à soi même, et un peu pour ceux qu’on aime !!!

2 réflexions sur « philosophie de mi-nuit »

  1. J aime beaucoup ce texte, Nina.
    La maladie, le handicap, les « défauts physiques »… sont potentiellement un outil de transformation intérieure qui ne se fait pas autrement. Ca me rappelle les dires d un ami : « Il y a des corps beaux à regarder mais ils n ont aucune histoire à raconter ».

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    1. merci oui il est important de raconter une histoire, la sienne d’autant plus sage (-;

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