colle et fêlure

Qu’est ce qui fait qu’on s’extirpe du système de rotation ? Un manque d’envie, un lâché prise, une évidence ou une lassitude ? On parlait d’une vie en montagnes russes l’autre fois, des montées, des redescendes, sans aucune logique ni aucune cadence prédéfinie. Avec cette étrange sensation, que les descentes sont toujours plus longues que les montées. Pourquoi la jouissance est courte et la dépression si longue ? Est ce que cela signifie, que pour réussir à atteindre un plaisir pérenne, il faudrait démultiplier les descentes profondes évidentes ? Y’a t-il une réponse unique individuelle ?

La mienne semble encore infondée, car je ne suis pas seule décisionnaire de la suite de mon destin. Je ne peux être que sa réalisatrice finale. Avec toutes ces cartes qui m’ont été distribuées, lesquelles vais je garder, lesquelles vais je décider de mettre en avant et de jouer contre mon adversaire ? On en reviens aux fondations initiales de chacun, qu’est ce qui est le plus important pour moi et à quoi dois je donner de la priorité ? En s’appuyant -bien entendu- sur la valeur des choses. Il est essentiel de se poser toujours les bonnes questions: en tenant compte de son état de santé, ma jolie SEP. Est ce que je me sens bien lorsque j’ai gagné un bon salaire, lorsque les gens de mon entourage et de ma famille sont fiers de moi et me valorisent, est ce que je me sens déprimée parce que je n’arrive plus à faire la moitié des choses que je faisais avant, est ce que je déprime parce que je suis seule, ou est ce que je n’arrive pas à sortir la tète hors de l’eau parce que ma santé se dégrade de jour en jour ? Devrais je me laisser couler ou nager, encore et encore, tout en sachant que la maladie ne partira pas d’elle même ? Comme j’ai personnellement décidé de continuer à ma battre, j’adore nager hihihihi, je ne comprends pas pourquoi, on essaye de me tirer vers le bas, régulièrement. Purée, laissez moi décider toute seule de mon bonheur, où il se trouve et comment je l’atteint. Si moi, ça me fait plaisir d’être une assistée financièrement et que seule l’aide sociale me permets de joindre les deux bouts, pourquoi irais je ruiner ma santé sur un poste qui va décupler mes symptômes?

Quand la prévision d’un simple aller retour d’une centaines de kilomètres représente pour moi l’organisation d’un véritable tour de France; avec répercutions physiques que je tairai ici (euh….diarrhée); ça me met en colère contre moi même. J’ai déjà les réponses pourtant, j’ai pas envie d’y aller, les embouteillages, les gens, l’heure, l’exactitude de la bonne réalisation de ces éléments. Pff alors voilà, les choix ont été fait. Les compléments alimentaires, les médicaments sont aussi fait pour ça.

Aujourd’hui, premier mai, me revoilà à vous prodiguer quelques ressentis de mon état d’esprit de l’instant: ça part dans tous les sens, encore plus avec cette crise du COVID. Personne ne sait rien sur rien, on avance dans une espèce d’expectatives sensée rassurer, alors qu’elle ne fait que d’angoisser finalement. Je rigole maintenant, isolée dans mon petit chez moi, mais le jour où il va falloir se replonger dans les rythmes effrénés de la foule en mouvement, je doute que je fasse autant la maligne. Quoi qu’il en soit, j’ai pu -enfin- récupérer quelques masques . Je ne sais pas si c’est le fait que la maladie m’extirpe des questions actuelles, mais tout me semble inapproprié et quelque peu dérisoire. Se demande t’on vraiment pourquoi nous, nordistes, nous sommes touchés par cette maladie par rapport aux sudistes qui n’ont pas été impactés par cette crise ? Narcissisme et surconsommation, on en reviens toujours au même. Ainsi que la question du choix. J’assume celui de lâché prise mais je reste dubitative d’avoir à prodiguer quelques conseils que ce soit. Simplement,la perversion et l’illusionnisme des autres m’exaspère. Quel est ce sentiment qui anime de vouloir être le leader et d’ériger pour autrui sa pensée propre ? Aristote ne disait il pas:

• Le bonheur est le but de la vie humaine, le bien suprême.
• Le bonheur est un bien qui n’est pas fourni par l’extérieur mais qu’on doit trouver en soi-même, dans sa propre activité.
•  On le rencontre quand on concrétise nos spécificités d’êtres humains, c’est-à-dire quand on agit et qu’on le fait de façon raisonnée.

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